La volonté de protéger les arts et artisanats traditionnels de la Chine 
 
 
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Les arts du tissage et de la broderie de la Chine
Les tissus tie-dye des Bai Les brocarts et les tapisseries Zhuang du Guangxi
Les batiks Miao du Guizhou Les broderies Bian de Kaifeng
Les broderies Han du Hubei Les broderies de Beijing
Les tissus Li Les broderies Miao
Les brocarts Yun de Nanjing Les broderies de Ningbo
Les broderies Ou de Wenzhou Les brocarts Shu du Sichuan
Les broderies Shu du Sichuan Les broderies Gu de Songjiang
Les broderies de Suzhou Les tapisseries en soie de Suzhou
Les brocarts Song de Suzhou Les broderies Xiang du Hunan
Les broderies Yue de Canton
 

Les broderies chinoises possédent une tradition vieille de plusieurs millénaires. Les légendes font remonter l'origine de cette technique aux empereurs mythiques Yao et Shun, et l'on suppose qu'elle était déjà connue des hommes du Néolithique.

 

Les plus anciennes traces archéologiques ont été retrouvées dans des tombes de la province du Hubei à Mashan et datent de la période des Royaumes Combattants (403-221 avant J.C.). Les premières broderies doivent avoir eu pour fonction principale d'indiquer le rang d'un individu avant de se populariser et de devenir un moyen décoratif. Les premiers exemples de broderies sont encore assez grossiers mais acquièrent un caractère réellement esthètique à partir de la dynastie Han. Cette évolution s'explique notamment en raison de l'amélioration globale des conditions de vie et donc de l'enrichissment des populations.

 

Les techniques se multiplient durant "l'age d'or" de la dynastie des Tang,  de nouveaux points de broderie sont inventés, qui permettent aux artisans de laisser libre cours à leur imagination.  L'art de la broderie ne cessera alors de s'enrichir, et ne sera plus reservé seulement aux pièces d'habillements, mais deviendra avec l'apport du bouddhisme, un élément également religieux. Les moines choisissent la broderie, symbole d'honneur et de zèle comme support favori des motifs religieux. On retrouve des exemples de ces broderies religieuses, souvent de très grandes tailles dans les musées de Londre et Tokyo.

 

 Les artistes de la dynastie Song (960-1279) étaient capables de créer des broderies purement esthétiques dépassant de loin, en termes de qualité et de quantité, tout ce qu’on avait pu voir auparavant. En raison de l’amélioration des outils et matériaux employés, les artisans se servaient en effet d’aiguilles en acier très fines et de fils de soie aussi fins que des cheveux. L’art de la broderie s’est  à cette époque totalement identifié à la peinture. Les brodeurs copiaient en fait des tableaux de grands maîtres. Les remarquables chefs-d’oeuvre de broderie de la dynastie Song sont composés de centaines de milliers de points compliqués, utilisant une large palette de couleurs agréables. L’image finale est souvent d’une vivacité et d’un réalisme étonnants.

 

C'est cepandant sous la dynastie des Ming que le développement de la broderie atteint son apogée, les broderies ordinaires sont de plus en plus riches, et leur usage est généralisé parmi la population. Des familles entières d'artisans brodeurs acquièrent une grande renommée et sont constitués en puissants ateliers. Une autre innovation majeure de la période Ming est l'apparition de matériaux autres que la soie dans les broderies tels que la gaze, la flanelle, la dentelle et même les cheveux humains.

 

Les techniques en vigueur sous les deux dernières dynasties sont largement employées sous la dynastie Qing, on peut noter cependant que c'est à cette époque que se créer de nombeux styles régionaux, représentatifs des ateliers de chaque province. L'influence des broderies japonaises et de la peinture européennes se fait également très présente.

 

Les symboles chinois sont aujourd'hui les principaux sujets utilisés dans ces véritables "oeuvres d'art brodées", des symboles tels que les canards mandarins, symboles de la félicité conjugale, les grenades, symboles d'intégrité et de fertilité. Les broderies sont par ailleurs toujours largement utilisées comme un support religieux, accrochées dans les temples ou sorties pendant les cérémonies. On retrouve également les figures des dieux et déesses des traditions populaires.

 

De nos jours, les ateliers de Suzhou, Canton, ceux du Hunan et du Sichuan sont les plus renommés, chacun possède un style différent et tous sont mondialement reconnus comme des hauts symboles de la culture chinoise.

 

 

 
 
   
 

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